mercredi 18 juin 2008

Un petit dernier pour la route ?

Bon ben j avais pas prévu d’écrire encore mais mes plans ayant change depuis le dernier post, j’ai encore vécu pas mal de trucs dernièrement…et puis comme je ne sais pas raconter les histoires ça me permet de tout dire ici et éventuellement d’éviter un « alors, raconte ! » auquel je ne saurai pas quoi répondre (on verra qui a lu et qui n’a pas lu comme ça :o)

J’avais donc prévu de passer me 4 dernières semaines a Tofo histoire de me faire plaisir avant de rentrer. Je suis arrivée le jour de la Full Moon Party... La bonne idée que voila ! La Full Moon Party ça arrive une fois par mois, jusqu’ici tout est normal, et ce n’est finalement encore qu’un prétexte pour se ruiner la santé. Et ça a bien marche pour moi, je me suis réveillée le lendemain vers 14 h, oui, 14h, non, pas 12, pas 13, mais bien 14h…
J’ai revu tout le monde d’un coup, c’était bien sympa, rigolo de revenir dans un endroit ou tout le monde te connaît ! Et puis je me suis pointee au club de plongée pour aller bosser, comme Steve (le manager du club) me l’avait demande une semaine plus tôt. Le problème c’est qu’en une semaine, y avait plus grand monde a Tofo donc pas beaucoup de plongées et donc, trop de staff. Par-dessus le marche, des conditions météo pas terribles ont termine de rendre l’activité quasi nulle. Bref, sur 10 jours, j’ai fait 5 ou 6 plongées, c'est-à-dire, rien.

Pour passer le temps j’ai fait des refresh, le truc ou tu rappelles aux gens qui n’ont pas plonge depuis longtemps comment ça marche, la plongée. C’est un peu le truc que personne ne veut faire parce que t’es bloque dans la piscine et que ça saoule tout le monde, la piscine. Mais bon, j’ai trouve ça rigolo. Un peu de théorie et un peu de pratique. Tu montres avec des gestes exageres comment enlever ton masque, le remettre, enlever tout ton matos, le remettre, et faut que tout ça soit montre sans la moindre hésitation et la moindre faute (t’imagines, le prof n’arrive pas a faire ce qu’il est censé te démontrer ? la honte) Ca faisait 6 mois que j’avais pas plonge alors certains trucs ont été un peu approximatifs, mais bon, l’essentiel c’est bien sur de faire comme si tout était normal, le gars en principe n’y voit que du feu puisque c’est toi la pro. Ce que je me suis foutue de ma gueule dans mon masque !

Et puis y a un moment ou n’ayant pas plonge depuis quelques jours j’ai fini par dire a Steve que je n’avais qu’a arrêter de bosser pour le club (parce que bon j’étais payée a rien foutre quand même !), et qu’on avait qu’a dire que je montais dans le bateau des que j’en avais envie ! (Les bateaux n’étant pas pleins, ça fait quelle différence ?)
Alors la, le Steve, ce grand con, me dit l’air outre, « quoi ? tu veux plonger gratos ? »
Ben euh ouais.
Alors la c’était la goutte de trop. J’ai quand même bosse 4 mois pour le club, tu reviens me chercher parce que t’es dans la merde, je plonge pas parce que t’as pas de taf mais je taffe quand même a rien foutre et maintenant que je veux monter dans un bateau et me faire juste égoïstement plaisir, parce que de toute façon ça change rien pour toi, tu me refuses ça parce que juste tu veux un peu plus d’argent ? Alors je lui ai propose un autre deal histoire de mais j’ai profite du premier lift pour Maputo pour embarquer dans la voiture (si y a moyen d’éviter 8 heures dans un minibus, je prends). Et pis j’allais voir après ce que j’allais faire, ce ne serait pas la première fois que je change des plans au dernier moment. J’ai donc passe mes quelques derniers jours a boire du tipo tinto et faire la fête avec mes copains qui étaient encore la, et puis je suis partie.
Au passage je me suis fait une petite frayeur, je me suis réveillée la veille du départ avec la gorge en feu, la gueule de bois, ayant froid, chaud, je me dis ça y est ma vieille, t’es bonne pour la malaria !
Heureusement que j’ai pas fini mes études de médecine parce que point de vue diagnostic, je suis pas encore au point. Je m’en suis sortie avec une bonne grosse pharyngite. A ma décharge, j’avais de la fièvre et on s’attend plus à attraper la malaria qu’une pharyngite au Mozambique ! Bref, a ce moment la, j’étais un peu le cul entre deux chaises, je fais quoi ? je vais ou ? je sais pas...

Et puis je me suis rappelée qu’en juin, a lieu ce qu’on appelle la « sardine run ». Tu vois la séquence dans la planète bleue où y a tout en même temps ? Gros poissons, baleines, dauphins, requins et oiseaux pour des bancs de poissons ? et ben c’est ça la sardine run et ça a lieu tous les ans sur la cote est de l’Afrique du sud en juin. Ca tombe bien je suis pas loin et puis maintenant je connais les opérateurs de plongée de la région (c’est un tout petit monde la plongée !).
Je me pointe, j’appelle mes copains de Scuba Addict (sont super, je recommande) et j’ai passe ma dernière semaine en Afrique avec eux pour ce qui a été de loin ma plus belle semaine de plongée, ever. Les sardines sont bien trop au sud mais pas grave, y a tellement de choses a voir ! En une matinée avec deux plongées, on a vu, dans le désordre : 1 Tiger shark, 8 raggies sharks, 2 tortues, 30 dauphins et dans l’intervalle de surface, deux baleines a bosse a une trentaine de mètres du bateau… Une bien belle journée !
Et le lendemain on a enchaîne une autre plongée avec encore d’autres requins et on a refait la fameuse plongée Tiger shark dont j’ai déjà parle y a quelques mois. Bon la par contre, c’était une autre paire de manche !!! la plongée devait durer 45 minutes (l’eau est froide et les conditions ne sont plus les mêmes qu’en janvier, ici c’est l’hiver). Comme la première fois, ça commence avec des blacks tips sharks (mais ils sont beaucoup plus gros que dans mon souvenir !), et pis au bout d’un moment, arrive le monstre. Doit bien faire 3,5 m celui la. Elle s’appelle Miss M. (pour Miss Mouth, c’est engageant…) Elle est connue dans la région pour sa propension a disparaître et revenir vers les gens par en dessous. Et ben c’est ce qu’il s’est passe !
La visibilité était pourrie, le requin a disparu de notre champ de vision et je ne sais pas pourquoi, au bout de 30 secondes je regarde en bas et je la vois qui remonte vers nous, au milieu du groupe (on était 4, les uns sur les autres), j’ai hurle dans mon détendeur, aggripe le bras du divemaster (qui fait ça depuis des années), et il est allé la chasser en hurlant lui aussi dans son détendeur et en faisant de grands gestes. Mais a la façon de bouffer la caisse pleine de carcasse de poissons, de nous regarder, de nous tourner autour, de tourner de l’œil (le requin fait ça pour protéger son œil en cas de… je ne sais pas quoi), y avait un truc qui n’allait pas.. Je vous jure que c’est flippant en fait, c’est un bien bel animal mais ça n’en reste pas moins un prédateur. Au lieu de durer 45 minutes, la plongée a dure 25 minutes, le divemaster ayant juge que c’était trop dangereux… C’est la 2eme fois de sa carrière qu’il aborte une dive. On s’est également vite dépêche de remonter dans le bateau (nan mais c’était comme dans les films, flippant !). J’étais la seule femme a bord mais mes 3 compères ont encore plus flippe que moi je crois ! A la fin on a jeté par-dessus bord les restes de poissons de l’appât, et la c’était l’émeute a la surface, tous les blacks tips les uns sur les autres et l’un d’eux, par erreur sans doute, a croque dans le bateau (un zodiac). On a termine au bord de la plage a moitie dégonfles ;o))) hihihihi quand j’y pense…. J’ai refait d’autres plongées par la suite, pas aussi éprouvantes mais tout aussi incroyables ! Je crois bien que j’ai vu a peu près toutes les espèces de requins du coin, hammerheads, duskies, zambezies (bull sharks), tigers, raggies…. Et puis en plus, les sardines ont fini par arriver ! les bords de plage etaient noirs de monde, la mer remplis de bateaux de pêche, un vrai spectacle… Et tout le monde est la, on voit les requins tourner autour des bancs de sardine, c’est l’orgie la dessous ! Enfin bref, c’est incroyable…
C’était vraiment bon cette petite semaine, j’ai bien fait de pas rester scotchée et frustrée a Tofo !
En passant, j’ai su que tous mes copains de Tofo Scuba se sont barres en grande partie a cause de cette grande tête de con qu’est le manager du club de plongée…. Résultat, y a que des petites nouveaux (sont tous nés dans les années 80 ;o) qui connaissent pas les sites !!! Ah lala, comme dirait mon père, quand on crache en l’air, ça finit toujours pas nous retomber dessus !!
Suis bien contente d’avoir fait mon DM en septembre moi, c’était bien plus rigolo a ce moment la !
Et globalement, cette année, je me suis fendue la gueule. Pourvu que ça dure !
Bon allez, je file a l’aéroport :o)

vendredi 16 mai 2008

Ben il s'en est passe des trucs...

La dernière bafouille c’était y a deux mois deja… Il s’en est passe des choses depuis !!

Reprenons…Fin mars, j’ai décidé de prendre un « Tour » pour le Botswana et le Zimbabwe parce que tout d’abord voyager au Boswana c’est la ruine (d’un point de vue financier) et que le Zimbabwe, c’est la ruine aussi (mais d’un point de vue politique cette fois). J’ai donc renonce à partir seule. Bien m’en a pris je crois ! je commence donc mon périple en Afrique australe dans le confort d’un minibus 9 places avec guide qui fait la bouffe tous les soirs et qui nous emmène partout. Le delta Okavango, c’est quelque chose…Des kms et des kms de canaux dans les marais couverts de herbes hautes… Croisières en Mokoro (petite barque) pour voir le soleil couchant, walking safaris a l’aube pour tomber nez a nez avec un éléphant (même le guide a flippe, c’est dire), camping sauvage, scenic flight au dessus du delta (grand moment de méditation intense jusqu'à ce que je voie la passagère derrière moi suer a grosse goutte et plonger la tête dans un 4eme sac)… Mais oui, grand moment (que c’est petit un éléphant vu du ciel !), des hordes de buffalos, girafes, bref, plein de belles choses…

Court passage pour le Chobe National Park ou il pleut des éléphants, des crocos, des buffalos….. Puis départ pour les Victoria Falls cote zimbabwe. A la frontière entre le Botswana et le Zimbabwe, le douanier nous dit (a la petite aussie et a moi-même) qu’il aime bien la France et l’Autralie, qu’il est déjà allé 10 fois en France et 14 fois en Australie. Mais à quoi cela sert il ?

Alors le Zimbabwe c’est quand même pas possible. En l’espace de 10 minutes, on m’a demande 14 fois un job et 21 fois du pain.

Dialogue type dans la rue quand tu marches:

- Hi (le gars)

- Hi (moi)

- How are you

- Good thanks, how are you?

- Good. I like your shoes

- Thank you

- Give me your shoes

- No

- What about your tee shirt. Give me your tee shirt

- No

- What about your bag then ?

- No

- What about your sleeping bag ?

- No

- Tomorrow ?

- No

Un peu limite j’en conviens, je mettais les formes au début en disant que ben j’en avais besoin de mes chaussures pour marcher, pis de mon tee shirt aussi ! pis a la 5eme fois t’arrêtes et tu te contentes du strict nécessaire. C’est déprimant ce pays (et encore, je suis au Vic Falls, LE spot touristique du pays !), ils n’ont rien et même ca ca coute des millions ! 1 euro = 20 000 000 dollars Zim…l’inflation étant de 100 000% par an, y a une blague qui circule et qui dit : tu pars de chez toi pour acheter du pain, tu prends 12 millions, le temps que t’arrives a la boulangerie le pain coute 20 millions. C’est pas drôle. Tu peux payer qu’en USD, ils n’acceptent pas leur propre monnaie..

Entre toutes ces étapes, on se tape des kms (mais bon, c’est grand luxe, y a la clim pis surtout on a de la super bonne musique : milli vanilli (ca m’a tellement scotche que je l’ai note dans mon carnet de voyage (oui, j’ai tenu un carnet pour pouvoir raconter tous ces trucs a la con). On s’est même fait une teuf locale, 7 blancs pour 350 blacks. Alors deux constats :

- d’une, j’ai beau avoir un PHD (l’équivalent du doctorat) en chicken dance, et ben j’arrive pas a la cheville de qui que ce soit remuant un tant soit peu son popotin, c’est très très impressionnant et c’est chouette d’avoir vu ca)

- de deux, parmi tous les gens hautement alcoolises, j’ai pas vu une once d’agressivité ni a notre encontre, ni entre eux. Bon par contre, suis-je aussi relou quand je suis bourree ? :o)

Et puis après 10 jours avec ce petit groupe (bon c’est sympa mais faut pas que ca dure trop longtemps non plus, t’es jamais seule, tu vas pas forcement ou tu veux etc) donc j’étais bien contente d’être lâchée dans la nature. Direction la Zambie, Livingstone. Rien de bien spécial, si ce n’est la guesthouse « Jollyboys », la perfection. Sinon rien de bien spécial, si ce n’est la vue depuis la ville de la vapeur dégagée par les chutes a 7 kms de la. Ah si, j’ai également rencontre Andreas, le gars peut être le plus relou que j’ai jamais vu. Quand il rigole tu pars te cacher. Bref, je pars pour Lusaka, petite ballade d’une journée mais comme je suis pas spécialement fan des villes en Afrique, je ne reste pas plus longtemps. Je prends un bus qui part a 6h du mat. J’ai pris la précaution de demander au gars de la guesthouse quelle est la meilleure compagnie de bus. Bref, je me pointe à 5h30 (ben je fais ce qu’on me dit) puisqu’on part à 6h. Mais y a une règle d’or ici, c’est qu’on ne part pas tant que le bus est pas plein (c’est valable pour tous les types de transports). Donc on est en fait partis à 7h. Oh ca va, juste une heure de retard ! On roule pendant 5h, pis c’est la panne. Alors la, welcome to Africa ! Littéralement, ils ont pris un bout de ficelle pour réparer le truc… On repart pis au bout de 20m, c’est de nouveau la panne. Fallait pas rêver ! donc la, ca fait 5 heures qu’on roule, il est midi. Fait chaud a midi en Afrique. Faut attendre 5 heures pour que le bus affrété spécialement pour nous arrive de Lusaka (vive les portables !). Fait vraiment chaud. Pis le truc c’est que je vais arriver a Chipata (mon but c’est de prendre un minibus pour aller au South Lungwa National Park, il faut passer par Chipata et j’ai pas réservé d’hôtel, j ai pas très envie d’arriver de nuit c’est moyen). J’essaie d’appeler de mon portable tous les numéros que j’ai dans mon guide mais pas de bol, les numéros fonctionnent pas… Ca commence un tout petit a me stresser cette situation. Mais bon ! on va bien voir ! et pis c’est comme ca la vie, pendant 5 heures je papote avec les gens dans le bus (inutile de préciser que je suis la seule azungu dans le bazar) et je tombe sur Elvis, un monsieur merveilleux qui me dit qu’il tient un hôtel a Chipata. Il est complet mais appelle ses copains des autres hôtels pas cher pour me trouver un lit. Voila, c’est ca ici, la débrouille et tu trouves toujours un moyen. La bonne nouvelle, c’est que le bus arrive ! mais par contre, il est deja ¾ plein (ben je pensais qu’ils avaient affrété spécialement pour nous ???).. Et la, le PLUS fort arrive ! le 2eme bus tombe en panne, lui aussi ! mais et encore une fois, this is Africa, ils dégotent un mécanicien qui répare les deux bus…. Bref, on arrive il est minuit. Elvis, mon merveilleux monsieur, parce que lui, c’est un vrai Monsieur, me dépose en taxi, vient me chercher le lendemain pour que je passe a l’immigration étendre mon visa et m’emmène a la station de bus. Une rencontre merveilleuse !! Bref, après avoir passe quelques 16 heures dans le bus hier, je me prépare ce matin pour 4-5 ou 6 heures on sait pas trop. Faut être a la station pour 11h. Mais, c’est sans compter sur la sacro sainte règle « on part quand on est plein ». Résultat, départ effectif a 13h30. Ca fait déjà 2h30 que je poirote (pis en plus, faut rester dans le minibus parce que tu comprends, si tout le monde reste dehors, on sait pas si le minibus est vraiment plein donc on pourra jamais partir). J’ai déjà précise qu’il fait chaud a midi…Nan en fait je suis fâchée contre les transports en Afrique. Ils me saoulent et les gens réagissent pas ! y en a pas un qui dit mais putain bande de tares venez tous a 11 heures pis comme ca on part plus vite ! nan, y en a toujours qui se pointent a 13h30 en espérant finalement que le bus soit encore la. Ils ont pas du tout la même conception du temps. Si c’est pas aujourd’hui ben ce sera demain. Et ca aussi c’est une regle d’or visiblement ! Mais pourquoi dans ce cas on me demande de venir a 11h ?

Bref, départ pour Mfuwe, le bled qui borde le South Luangwa National Park, ma dernière étape safari. Route hallucinante, c’est pas une route d’ailleurs, c’est une piste ! on roule pendant 6 heures et on arrive enfin a Mfuwe ! je me dis chouette on est arrives ! c’est sans compter sur le fait que chacun se fait déposer en bas de chez lui. Et pis comme a chaque fois faut sortir tous les bagages et récupérer le poulet et les gamins, ben ca prend du temps tout ca. Finalement j’arrive au Flat Dogs vers 20h (en étant la a 11h tout de même, tout ca pour faire…. Moins de 150km). Et la, divine surprise. J’avais réservé un lit pas cher, mais ils n’avaient plus de places du coup j’ai été surclassée en « tente safari », une tente mais en vachement mieux avec salle de bain privée a ciel ouvert, le tout au bord de la rivière infestée de crocos et d’hippos….

Les hippos…. Ils viennent dans le camp la nuit pour brouter. Fait un drôle d’effet de sortir la tête de la tente, de checker avec ma torche si y a rien dans le coin, pour tomber sur un hippo a 5 m de moi ! pis en plus je l’ai dérange avec la lumière alors on s’est regarde tous les deux un peu surpris. Bon cette rencontre a été plutôt brève parce que j’ai abrégé le plaisir de la conversation, me suis refugiée derrière la bâche de la tente (solide protection) avec des yeux effares et sur le point de me faire pipi dessus.

Le lendemain, départ pour le 1er safari ! devinez sur qui je tombe a l’entrée du parc ? ce relou d’Andreas ! je vais passer mon temps a l’éviter (nan mais quand je dis relou c’est vraiment super relou)

Bref, 3 jours de pur kif, safaris a l’aube, a la nuit tombée (rencontre hallucinante avec un guépard, j’en suis encore baba), plein plein plein plein de choses, y a tout la bas, du gros, du petit, de tout. Et y a personne. Sauf Andreas (mais c’est bizarre ca fait deux jours que je l’ai pas vu !)

Pis comme toutes les bonnes choses ont une fin (c'est-à-dire que c’est la mission pour y aller et pour en repartir mais c’est bien comme ca), je repars pour le Malawi. J’aurai passe 10 jours en Zambie.

J’atterris a Lilongwe après encore une journée de course : revenir a Chipata qui est près de la frontière, prendre un taxi pour aller jusqu a la frontière, passer la frontière, prendre un autre taxi (qui lui aussi attend d’être plein pour partir sinon tu paies pour 5 personnes ca revient cher) pour la ville suivante et enfin un minibus pour Lilongwe parce que t’as pas spécialement envie de passer une nuit dans la ville en question. Et qui je retrouve dans le minibus ? Andreas……..

Je trouve une guest super sympa ou je rencontre plein de gens, bonne ambiance, je motive une néozélandaise pour venir avec moi jusqu a Livingstonia, visiblement c’est la mission pour y aller mais ca vaut le coup d’après ce qu’on m a dit. Apres deux jours de fête et de ballades en ville, on prend le bus pour Mzuzu ou tu dois prendre un autre bus pour aller jusqu a Chitimba, qui est le point de départ pour aller a Livingstonia. On rencontre Nils et Gisela dans le bus, on les recroisera plus tard. Rien n’est jamais simple ici, alors je téléphone a la guest house a Livingstonia pour qu’ils viennent nous chercher a Chitimba (sinon c’est trois heures de marche dans la montagne, de nuit, avec mon gros sac a dos qui pèse de plus en plus lourd)..

On me dit pas de pb ! super ! pis ben j’appelle 30mn avant d’arriver, ce qui était convenu pis je tombe sur quelqu’un dont je ne reconnais pas la voix (c’est des locaux a chaque fois hein – je vais commencer a faire dans le politiquement incorrect mais y a tellement de trucs qui fonctionnent pas ici…) et qui me dit nan pas possible. Je réponds hein ? Il me dit que la voiture a casse hier (et la je fulmine et je lui dit mais putain tu pouvais pas le dire avant bordel de merde (en francais dans le texte). C’est a ce moment qu’on arrive a Chitimba, on nous laisse au bord de la route, il fait nuit et il commence a pleuvoir a très très très grosses gouttes. Heureusement y a un « lodge pas loin »(toutes les guesthouses ici sont des lodges –mais même le truc le plus pourri s’appelle un lodge), donc après 20 mn de marche sous le déluge, un bon gros dodo bien mérité.

Le lendemain nous voila parties pour 3h de marche (je m’aperçois que ma copine neozelandaise – Mattje de son prenom) marche lentement et s’arrête tous les 30 m pour avoir un peu d’ombre. A ce rythme la on va mettre 5h ! et pis on tombe sur une jeep qui nous donne un lift, on mettra une demi heure ! le pied ! On se ballade a Livingstonia (ahurissant cet endroit, 9000 personnes qui vivent éloignées de tout, qui cultivent ce dont ils ont besoin pour vivre et qu’on ne voit jamais « en bas ». C’est magnifique. Arrivée a la guest dont tout le monde parle, la Mushroom Farm. C’est un autre choc : chambre dans les arbres avec vue imprenable sur toute la baie, pas un bruit et 2000m de dénivelé depuis ma terrasse. De nouveau, je medite (et m’endors).

On repart le lendemain (pas de lift pour descendre, 3h de descente en montagne, mes jambes s’en souviennent encore), retour a Mzuzu et départ direct pour Nkhata Bay d’où tu prend le ferry pour aller sur le lac Malawi. Et de nouveau, je tombe sur la perfect guesthouse, vue sur le lac, ambiance festive, diner buffet, tout le monde se rencontre, je retrouve des gens croises a Lilongwe, israeliens, brittish, Irish, Aussies, bref, plein de gens cool !

J’y reste quelques jours, je plonge dans le lac parmi les cyclides (ben c’est pas terrible la plongée dans le lac, disons que tu te fais vite chier, la taille maximale du poisson atteint 15 cm) pis surtout y a rien a espérer, y a rien dans le lac !

Bref, départ pour les iles avec l’Illala ! c’est une institution dans le pays, Servane et Djo savent de quoi je parle ! Ils transportent de tout la dedans, et plus encore ! Canapés, voiture, kilos et kilos et kilos de bouffe c’est tres tres tres impressionnant ! et on part a l’heure ! bon par contre a chaque étape c’est l’émeute. Chacun doit retrouver son (ses) sacs, les mettre dans la barque qui va te ramener sur la terre ferme. C’est un vrai bordel mais finalement ca fonctionne. Et c’est ca l’Afrique. Tu sais pas comment, mais au final, ca fonctionne… C’est tout a fait ca.

Je passe une semaine entre Chizimulu et Likoma (les deux iles au milieu du lac) a rien foutre. Littéralement. Mais y a rien de spécial a faire. Pis t’as pas envie tous les jours de te promener parce que en temps qu’Azungu (blanche), tu te dois de répondre a chaque hello, ce qui doit arriver a peu près tous les 10 secondes. Pis si tu réponds ils répètent hello jusqu’a ce que tu répondes.. Au début c’est marrant pis a la fin c’est un ptit peu fatigant surtout si les gamins s’accrochent a toi, te prennent la main pour que tu sois leur amie le temps de la ballade. Au final t’en a 4 a chaque main qui se laisse trainer. C’est lourd. Donc je l’ai fait une ou deux fois pis le reste du temps j’ai glande, lu et médité (donc dormi). :o)

Retour sur l’Illala pour retourner vers le sud a Monkey bay. A la fin y avait plus personne sur le ferry, c’était assez magique d’avoir le pont pour nous tous seuls, c'est-à-dire 5 personnes, camaieu de bleu sur le lac, encore des paysages de dingues.

Arrivée de nuit a Monkey bay, je me dis je reste une nuit ici pis je vais a Cape Mc Clear pour éviter les « Beach boys ». Je me réveille vers 3h avec un truc qui me pique le dos. J’écrase pis je me dis c’est rien ca doit être le matelas. 10mn après ca recommence pis je me dis merde ca se trouve c’est des puces de lit ce serait bien que je vérifie. Je soulève le drap et découvre avec HORREUR environ un millier de fourmis qui squattent mes jambes. Je les ai pas comptes une a une, mais vraiment les fourmis c’est petit et mes jambes et les draps étaient noirs. Mon sang n’a fait qu’un demi tour et j’ai décidé a ce moment que j’avais assez glande au Malawi et qu’il était temps de reprendre la route. Décision confortée le lendemain en découvrant sur la plage une bande de gars a moitie nus (les fameux beach boys) qui jouaient au volley juste devant le bar et qui s’adressent a toi avec un regard assez malsain. Pas aime (même si leur, disons, plastique, en rendrait plus d’un jaloux). J’ai rien contre le volley mais c’est juste que ca pue la prostitution. Mais c’est vraiment spécial d’ici, c’est connu pour ca. Pis décision confortée également en découvrant AVEC HORREUR que sur le transat la bas, y a devinez qui ? Andreas ! Mais sinon le Malawi, je recommande chaudement a tout le monde, les gens sont d’une extrême gentillesse et les paysages sont absolument magnifiques. Ici je raconte les trucs un peu rigolo ou les mésaventures, je suis pas guide touristique, t’as qu’a lire le Lonely planet. Mais globalement je me suis fendue a gueule…

L’arrivée au Mozambique, le choc ! je connais la monnaie, le cout des choses et le nom de la bière locale, je suis pas perdue ! mon but, prendre le train qui traverse le pays au nord pour aller voir Isla de Mozambique.. La missionnnnnn. Le train pendant 10h dans un compartiment avec : 10 personnes (6 places), 3 gamins, 2 poulets, et vers la fin, une bonne 100taine de kgs de légumes achetés a chaque arrêt (et ca, c’est dans MON compartiment !). Ca dure a peine 5 minutes mais c’est fou tout ce qu’on peut acheter en 5 minutes. Par contre, c’est l’émeute, les gens descendent pas du train, ce sont les marchands qui viennent aux fenêtres. Ca gueule, c’est un vrai spectacle ! Tout le monde bouffe a bord et jette les détritus par la fenêtre : autrement dit, faut pas pencher la tête hors du wagon sinon tu te prend peau de banane sur peau de banane. C’est assez folklo ! Jusqu’au moment ou tu vois qu’en fait ils jettent n’importe quoi, bouteilles en plastique compris… Les paysages (et c’est la raison pour laquelle j’ai choisi de prendre le train) sont d’une beauté époustouflante, des formations rocheuses complètement inattendues et surtout vraiment vraiment énormes...

Bref, je finis par arriver a Isla de Mozambique après des heures et des heures de tape cul, coincée entre tout et n’importe quoi. Je pensais être patiente avant de commencer ce voyage (le voyage de ma vie so far), mais c’était du pipi de chat ! j’ai repousse mon seuil de tolérance au delà de toute limite imaginable…

Isla, c’est tout simplement le Mozambique des brochures. Me suis offert un trip Dhow safari avec les pêcheurs du coin pour qu’ils m’emmènent sur les petites ils du coin… C’est tout simplement réellement le plus bel endroit du monde. Pour les plages (encore que depuis j’ai decouvert encore mieux…)

Mais juste, je me sens un peu fatiguée des transports, trop c’est trop. Je décidé de prendre un vol entre Nampula et Beira, vers le sud, de prendre le premier bus pour rejoindre Vilankulo et l’archipel de Bazaruto ou je suis maintenant depuis 3 jours, Et la, ben voila, j’ai découvert le paradis sur terre. Une guesthouse (zombie Cucumber) ou la proprio fait des bons petits plats tous les soirs pour ses ouailles, un petit club de plongée tenu par Denis et Sabrina (deux français qui ont repris le club –Odyssea Dive) l’année dernière et qui font tout pour que tu sois bien). J’ai fait deux jours de plongée : tu pars le matin, tu fais une première plongée ou tu vois plein de trucs, tu vas déjeuner sur Bazaruto (National park), tu montes la dune et la tu te dis m’enfin mais qu’est ce que c’est que cet endroit ? c’est juste le plus bel endroit du monde :camaieu de bleu, de vert, de bancs de sable, il fait chaud, la mer est belle c’est paradisiaque, t’es tout seul et tu redescend pour faire une seconde plongée : t’es tout seul sous l’eau et tu tombes sur une manta a 5m, murenes, devil rays, des coraux plus gros et colorful les uns que les autres, des tortues en veux tu en voila, des tonnes des poissons, des gros merous avec leur grosse gueule pleine de dents, enfin bref, des tonnes et des tonnes de trucs..

Alors je reste encore quelques jours parce que vraiment je suis trop bien ici pis après je retourne vers Tofo ou Steve (que j’ai rencontre par hasard ici) m’a dit que Tofo Scuba avait besoin de monde, bosser ces quelques 4 semaines qu’il me reste en Afrique ! Et voila !

That’s all Folks !

mardi 25 mars 2008

Tous ces petits trucs qui m'ont fait halluciner...

En Afrique du Sud il y a plein de petits metiers : gardes de maisons, gardes de voitures dans la rue et remplisseurs de reservoirs aux stations essence. A chaque fois qu'on fait le plein, on nous lave le pare brise, c'est bien agreable.. A Joburg (a part sur la 7eme street) y a pas une voiture garee dans la rue, tout est planque derriere les barbeles. Alors, pour plus de securite et puis peut etre aussi pour leur donner un peu d'argent je sais pas trop, on a invente les gardes de rues. Les mecs t'aident meme a te garer. On a meme vu, du coup, une nenette qui devait avoir eu son permis de conduire un jour de grande tolerance, qui n'arrivait pas a garer son char tellement elle a plus l'habitude de faire ca toute seule...


A Tofo aussi, toutes les maisons ont des gardes. C'est ptete le dernier endroit ou on en a besoin, mais bon, comme c'est plein d'afrikaners et que eux ne connaissent que ca... Le truc drole c'est que passee une certaine heure, tous sont assoupis. Ce qui reduit considerablement l'efficacite de la chose.


Hier j'ai vu une pub a la tele (oui, j'ai regarde la tele !!) : pour l'achat de deux pneus, tu gagnes 500 KWH d'electricite.. En fait depuis quelques temps, une annee je dirai, l'Afrique du Sud est a cours de jus. Quand j'etais du cote de Durban, a l'est du pays, il y avait un planning des coupures pour equilibrer les besoins dans le pays. Tous les jours, une coupure de 2 heures etait a prevoir. Plus de frigo dans les supermarches (sauf grandes chaines utilisant generateurs), plus de feux rouges, plus d'ordis... Litteralement j'ai vu les stores se baisser a l'heure dite.. Imaginez le manque a gagner pour les entreprises !! a l'echelle d'un pays aussi developpe que l'afrique du sud, moi ca m'a fait halluciner. Parait que ca va continuer comme ca jusqu'en 2015. Mais heureusement, Sarkozy est venu a la rescousse... avec une petite station nucleaire... prete en 2018... Cocoriro ! Bon par contre question coupure, j'ai rien vu ni a Cape Town, ni a Joburg. Y aurait il du favoristisme ??


Les degustations : Ici, pas besoin d'y aller par 4 chemins !! t'arrives, tu entres, tu paies, tu bois. Alors que chez nous y a toute une periode de blabla ou faut faire semblant de s'interesser au vignoble, au procede de fabrication, et eventuellement a la fin tu gouttes la goutte que le vigneron consent a verser dans ton mini verre (est ce uniquement a moi que cela est arrive ? me voit on arriver avec mes gros sabots ?) ;o) Bref, ici, c'est direct, et pas cher. 6 verres plutot bien rempli pour 20 rands (moins de 2 euros)... Pis c'est bon le vin ici !!!


Y a certains trucs qui m'ont fait mourir de rire au Mozambique, et je suis la pour en parler c'est formidable.

L'echange typique avec le (ou la) locale :

Lui : How are you ?

Moi : Im fine thanks (et la j'ai a peine fini le mot)

Lui : Fine thank you

J'aimerai bien qu'une fois, une seule, ils me laissent le temps de leur poser la question !!


Des dialogues completement surrealiste au club de plongee entre nous, a propos d'un japonais qui s'apelle Yu (ca se dit you). On parlait souvent des clients, pour savoir comment il etait, ce qu'il avait fait, s'il etait pret, ou il etait alle, bref, son historique au club. Mais je vais la faire simple pour que vous compreniez bien.. Questions type (a lire a voix haute):

- Hey, have you seen you (Yu)?

- So, what do you think of Yu ?

- Where is Yu ?

- Did you kit up yu ?

- Im diving with Yu. Not You but Yu.

Etc etc etc... des fois ca a ete complique jvous jure !


Un autre dialogue assez hallucinant avec un instructeur (pas tous des fleches !)

Je parlais de Mozart (ben oui c'est arrive, on parle pas que de regulateurs et de BCD)

Moi : Do you know "the requiem of Mozart", my favorite piece !

Lui : Mozart ? what does that mean ?

Moi : It's a name..........

Lui : ah !

voila voila...on m'a plus tard explique que le musique classique c'est tres europeen tout ca... ok..


Et puis moi j'en ai fait des belles aussi des erreurs de langage, en anglais c'est tous les 4 matins, mais y en a une dont je me souviens, qui parle un peu anglais comprendra..

Je met pas le contexte y a pas besoin

Moi : It doesn't care !


A Cape Town j'ai conduit pas mal la voiture de Gareth, plus de pb pour me reperer mais c'est une veritable poubelle cette voiture: une petite golf rouge des annees 80, (c'est extremement populaire ici y en a a tous les coins de rues -oui a Cape town les gens se garent dans la rue, meme la nuit !). On rentre par la porte avant gauche, la portiere conducteur n'ouvrant pas (et on conduit a gauche ici), elle a plus de 500000 km mais en meme temps on ne sait pas tres bien, le compteur est en panne. Et le compteur de vitesse aussi.. ;o) pratique…


J'ai oublie plein de choses mais ca me reviendra !

ah oui tiens par exemple, j ai fait du parapente depuis Lions head (qui fait face a table mountain) et j ai vu Goldfish en concert en plein air aux jardins botaniquesa Cape Town parmi 6000 aficionados, un grand moment !

lundi 24 mars 2008

Trip Kalahari

Depuis l'episode de la voiture, il s'en est passe, des belles.. ca fait pas loin de trois mois !! dieu que ca passe vite. Et joyeuses paques tiens.
Tout d'abord l'aventure du requin tigre que vous connaissez deja, puis 15 jours en Namibie avec les parents (mon top 2 des plus beaux pays du monde et mon top 1 des supers parents - et hop, c'est gratos et ca me coute pas cher ;o)

Apres ce voyage canon, bien organise, a debute une periode de deux semaines, je dirai, un peu floue, pas completement loose mais un peu quand meme.. Faut dire que j'avais decide de sortir des sentiers battus en Afrique du sud, de pas faire comme tout le monde et donc des prendre des bus. Faut savoir qu'a part les gros trajets entre grandes villes, il n'a pas de transports locaux decent. Mais bon bref, c'etait assez drole finalement d'arriver au beau milieu de nulle part, les gens ont ete aidant avec moi (fallait bien !). Puis j'ai rencontre plein de gens comme ca, pris des lifts pour aller a droite a gauche, visiter tel ou tel truc, mais c'est pas de tout repos ! J'ai fait comme ca depuis Joburg jusqu'a East London, tout au sud, en passant par des routes incroyables, serpentant dans les montagnes, dominant les vallees interminables.. C'est tres beau comme pays, y a pas a dire.

Et puis finalement je suis arrivee sur la garden route, ou j'ai fait des heures de velo, visite un "wildlife ranch" avec des bebes tigres, des tigres du bengale, un jaguar, des lions blancs enfin bref, plein de grosses pepettes rien que pour moi ou presque. J'ai fini par atterrir a Stellenboch, la capitale du pinard (avec Frankschoek et ses Huguenots), ou j'ai passe une journee a deambuler de domaines en domaines avec un jeune sommelier US tres sympa qui m'en a appris des tonnes sur nos domaines a nous... Puis apres une journee de recuperation, je suis arrivee a Cape Town ou j'ai retrouve mes deux copains du Mozambique Gareth et Rory. J'avais prevu d'y rester 15 jours puis ben j'y suis restee scotchee un mois.
Une ville comme je les aime, ou je me verrai bien habiter quelques temps.. Stimulante, cosmopolite, bouillonnante, entouree d'une nature sauvage...Gareth et Rory ont ete mes anges gardiens, m'emmenant partout, me presentant a tout le monde... Sur un mois, dans le desordre : un ballet, une soiree au chateau tres VIP (je dois surement etre dans la gazette locale - j'y ai perdu mes chaussures et j'ai du quitter la piste de danse en bonne derniere, il parait meme, m'a t on raconte, que j'ai danse pendant le spectacle et que je me suis fait applaudir parce que les gens pensaient que ca faisaient partie du show ;o))), le treck difficile a Table Mountain (indian fentser pour les inities), des soires a n'en plus finir sur Long Street, LA rue ou on fait la fete, des barbecues, des escapades (le Cap of Good Hope), des musees etc etc etc etc... Et puis, comme toutes les bonnes choses ont une fin, il a fallu partir. Mais, de bien belles choses m'attendaient avec un gang de quebecois.

Avec Alex et Samuel, nous sommes partis depuis Cape Town jusqu'a Joburg en bagnole. On a fait pas loin de 2500 bornes en 5 jours, ca en fait des km, mais on a vu tellement de choses !! 5 jours, nous tous seuls sur la route, mais alors vraiment tous seuls, limite inquietant, il faut prevoir l'essence parce que si on tombe en panne, et ben c'est la merde et on est bon pour attendre la prochaine voiture qui arrivera demain. Surement. J'exagere un tout petit peu mais encore une fois je me suis sentie bien petite au milieu de ces vues interminables, sur des pistes, dans des petits villages fantomes... Le Far West... Le but etait le Kgalagadi National Park, un parc aux frontieres avec la Namibie, le Botswana et l'Afrique du sud. On s'est arrete la nuit precedent dans une ferme ou on a fait la chasse aux scorpions le soir, avec un specialiste et sa lumiere noire. Ce qui est rageant mais rassurant, c'est qu'on n'en a pas vu un seul, si ce n'est celui qui est enferme dans sa petite boite sur le bureau. Le lendemain, safari traces. Avec Ana, une du top 5 des chercheurs de traces... on a suivi les traces des insectes et animaux qui s'etaient balades autour de la ferme pendant la nuit. Il s'en passe des trucs jute a cote c'est impressionnant !! Et puis c'est passionnant cette connaissance qu'elle a des comportements animaliers, tel ou tel insecte qui fait une petite boule de merde, oui, litteralement il va chercher de la merde un peu partout et il la roule. On a vu ca a un autre endroit mais j'aurai bien aime qu'elle nous explique ce phenomene par exemple. Bref, c'est tres interessant, mais bon au bout de deux heures y en a un peu ras le bol (faut l'imaginer elle, elle a la tete baissee, pointe du doigt une trace a peine visible et nous raconte un truc tout en continuant son chemin en suivant une autre trace qu'elle a repere. C'est un peu la professeure Tournesol de la trace).
Bref, on continue notre route et on arrive au Kgalagadi National Park donc, et la on a vu plein de trucs, elephant (tout pres), springboks (par centaines), des lions (les rois de la sieste), un hibou (de jour !), des oiseaux incroyables, des oryx (la meilleure viande au monde) enfin bref, plein de chouettes trucs. Et puis le soir, safari nocture. C'est super sympa et puis bien plus facile de voir les animaux puisque les yeux refletent la lumiere donc on voit deux trucs qui brillent et hop, on s'arrete. Comme ca, on a spotte un black spotted Genet dans un arbre (prononcer Ginette - un genre de chat mais pas completement), un beau serpent (un puff adder - c'est dangereux!), qui s'est fait un malin plaisir a passer sous le camion pour qu'on soit (qu'ils soient -moi suis pas allee, les requins jveux bien mais les serpents, non ;o) obliges de descendre du camion et s'assurer qu' on lui roule pas dessus..), une maree de springboks (ca fait drole de nuit, une maree de petits yeux, y en avait au moins 5 ou 600 promis). Puis enfin, le clou, alors qu'Alex pensait que c'etait encore un enieme springbok, un guepard, qui s'en allait tranquillement chasser. On lui aurait bien dit qu'a quelques centaines de metres, c'etait le meat market pour lui, mais je pense qu'il n'a pas besoin de nous pour le savoir...

Puis apres toute une nuit dans la tente (je dirai pas que c'etait la meilleure nuit de ma vie, bien qu'entouree de deux beaux ephebes (et la encore c'est gratos ;o)), nous voila repartis pour Plenisberg, une reserve aux portes de Joburg, histoire de voir encore des gros chats avant de rentrer..La route etait longue mais chouette, et le parc etait magnifique, petit, mais du coup on est alles partout et puis le paysage, c'est le comme dans le roi lion... De nouveau je me suis sentie toute petite... Rencontre privilegiee avec des rhinos, des babouins gays gais, des drole d'insectes casques, des girages a la tombee du jour, bref, quelques cliches.. Et nous de rentrer a Joburg, la tete pleine de belles images et de beaux souvenirs, de faire la fete sur la 7eme rue, LA rue ou on fait la fete (et croyez moi qu'on sait la faire !!). Alex est parti hier soir et Sam ce matin pour le Mozambique. Comme a chaque fois qu'une chouette periode se termine, je suis triste, j'ai perdu mes copains.. Mais bon, je repars dans deux jours pour le Botswana, encore une belle aventure qui m'attend !!!! Okavango, Chobe et Victoria Falls !! j'ai hate !

La suite, dans deux mois ;o)
Tain, suis a jour !!! ;o))

Trip Kalahari











dimanche 23 mars 2008

Quelques photos d afrique du sud





La bagnole...

J'ai ecrit cette bafouille debut janvier pis j'ai oublie de la poster....

En ce 3 janvier, je me prépare pour deux journées de voiture pour rejoindre Durban, la 3eme ville d’Afrique du Sud, pour déposer la voiture en un lieu sur pendant que je batifole avec Servane à Joséphine à Madagascar. Je fais mes adieux au club de plongée, je paie la facture (300 euros au total pour 130 plongées, un brevet Divemaster + Nitrox, 4 tee shirt, une casquette et un surong – ca va, je m’en sors pas trop mal). Bref, on part. Je suis avec Andy, mon pote anglais, et Kelly, une meuf, une vraie, qui change d’avis toutes les 3 secondes mais c’est fois c’est vrai jte jure.

Bref, une équipe de choc parée à toutes les éventualités. Mais pas à ce qui va nous arriver.

Ca fait bientôt 2 heures qu’on roule, direction Maputo, on aimerait bien passer la frontière le soir même parce que le Mozambique, ras le bol. Et paf. La tuile. Je trouve que la voiture chauffe un peu (disons que l’aiguille tourne drôlement vers le rouge dis donc). On s’arrête. On attend 10 minutes pis bon ca va mieux, on redémarre. Passées 10 minutes, paf, ca recommence, ca vire au cramoisi la d’dans. On s’arrête (tiens c’est marrant, le moteur s’arrête tout seul alors que j’ai même pas éteint. Drôle ca. Pis là bon ca commence à sérieusement pas me faire rire. Disons qu’il y a de la fumée. Ouhla. Je rappelle au passage que le crew c’est andy, l’anglais un peu gay mais qui le sait pas vraiment, et Kelly, 19 piges, qui appelle son papa au moindre problème (moi non je fais pas ca, non). Bref, nous voila plantés au beau milieu de nulle part, sur une route disons assez peu fréquentée, avec des voitures qui passent de temps en temps. On essaie de remettre un peu d’eau dans le radiateur mais ouhlà ! ca passe directement en vapeur. Fait chaud là d’dans. Une heure passe, ces connards de sudaf, ils s’arrêteraient pas non. Petit à petit, un attroupement se crée autour de notre épave. Tout le monde y va de son pronostic, la batterie, le moteur, le radiateur. Moi jme dis, putain, on devrait déjà être à Xai-Xai. Pas gagné. Et là, miracle, Stewart s’arrête. Il a à peu près tout dans sa bagnole, et se propose de nous remorquer jusqu’au prochain garage, à une 20taine de kilomètres de là. Il a une corde indestructible faite juste pour ca (il a même un frigo c’est dire).

Pendant une bonne heure on met de l’eau dans le radiateur (y aurait il une fuite ?). On repart et là, c’est le miracle, ca tient le coup, j’enchaine, jme dis, plus on roule, plus on roule.

Pis au bout d’un moment (disons, 10 km plus tard), là c’est le drame. L’aiguille qui dit que le moteur a chaud ne dit pas que le moteur a chaud, mais pourtant, ca sent le roussi. Je m’arrête un peu en catastrophe (encore plus paumés qu’avant), on ouvre le capot et là pfffiou c’est le hammam !! heureusement stewart a prévu le coup, il nous suivait. Trop gentil pour le coup celui là, il se propose de nous remorquer jusqu’à Xai-Xai (c’est paumé mais c’est une ville, une vraie et on se dit qu’on va bien trouver un garage pour arranger tout ca). La corde fait à peu près 6 mètres. Sauf qu’elle est prévu pour résister aux chocs de 3 tonnes. Sauf que 2 grosses voitures de 3 tonnes ca fait 6 tonnes. Autrement dit, à chaque fois que la bagnole devant redémarre un peu trop sec, ca pète (3*2=6). On refait un nœud et ca repart. Sauf que ben la corde, petit à petit, devient plus petite. On termine deux heures plus tard (60 km tout de même), avec 2 mètres de cordes. Et pis on a plus le choix, si on arrive pas à Xai-Xai on est dans la super merde. Bref, ca devient un peu compliqué.

Finalement, on arrive à Xai xai, dans la guest la plus pourri qu’on ait jamais vu, je pense que y a deux endroits dont je me rappelle, l’une avec loulou à Puket, l’autre avec james au honduras a san pedro (ou on arrive à l’aeroport mais on n’a pas nos sacs), mais là, ca dépasse à peu près tout ce que j’ai vu. Il fait une chaleur de bête là dedans, c’est pourri, la salle de bains ne ferme pas (mais bon, y en a une).

Bref, le lendemain, je me lève avant tout le monde, je vais direct au poste de police, je leur demande avec l’air le plus innocent s’ils connaissent un garage parce que ma voiture a des ratés et que j’y connais rien en voiture. Je tombe sur un jeune flic super gentil, tout sourire, qui parle anglais, qui me demande rapidement si je suis mariée, et qui m’accompagne gentiment pendant que je fais remorquer l’épave au garage le plus proche. Le garagiste n’écoute pas mon histoire (je SAIS que c’est pas la batterie putain c’est le radiateur bordel –ben non, il veut vérifier- fair enough-). Il me dit que soit on change le moteur, soit on remorque la bagnole à Maputo. Là je me dis ma cocotte, soit tu te fais maximum entuber (pour rester polie), soit tu te fais à moitié entuber seulement. Donc je choisis de seulement faire remorquer la voiture. On changera le moteur après s’il le faut mais disons que j’ai une confiance toute relative dans le garagiste mozambicain, c’est juste que j’ai à peu près la même forme qu’un porte monnaie. Juste que j’ai pas complètement envie de sponsoriser le garage pour l’année qui vient. Heureusement que le jeune flic est là, il traduit tout pour nous, il amène son frère, qui est aussi de notre côté, bref, on finit par mettre tant bien que mal la voiture sur un camion. Alors là aussi c’est une histoire. La voiture ne démarre pas, il faut donc pousser la voiture. Mais comment faire pour la monter sur une rampe de camion ? Mais rien de plus simple ! on va mettre le camion au bord d’un fossé, de tel sorte que le fossé arrive exactement à la hauteur du bac. C’est un petit peu archaique, mais ca marche. Et le plus beau c’est que la voiture fait exactement la taille du bac du camion. Et nous voila, Kelly et moi, dans la voiture, la voiture étant elle-même sur le camion, en route pour maputo. Le lendemain, le père de kelly vient nous chercher avec non pas une corde qui risque de péter à tout les 100 mètres, mais avec un truc en métal. Ce qui fait que la conduite se fait quand meme plus facile. Au bout de 5 heures de route, je finis par demander a Andy « Andy, do you want to drive ? ». Et la, ce con im repond « no thanks Im fine »... Est ce que j’ai l’air de vraiment demander si ca lui ferait plaisir de conduire ? nan paske bon faut savoir qu’on a encore au moins 5 heures de route devant nous. Depuis ce jour, je me suis dit que jamais j allais voyager avec lui au Botswana et tout. Y a pas moyen que je me voyage avec un mec pareil. Dont acte.

La suite bientot.

mardi 15 janvier 2008

Experience inoubliable...

Ca fait maintenant quelques mois qu’on m’appâte avec une activité qu’on ne peut pas faire partout… Une plongée avec…. des requins tigre… Si vous faites quelques recherches, vous verrez que cette espèce de requin est réputée pour être la plus dangereuse, plus encore que le grand blanc… Faut savoir que les attaques de requins, quelle qu’espèce que ce soit sont des erreurs, ils viennent voir quel goût on a. La raison des décès sont les hémorragies et le choc (faut dire, ca doit faire drôle de se faire croquer par un squale). Le requin tigre est surnommé la poubelle des mers parce qu’en principe ca bouffe tout, les pneus, le plastique, les charognes….
Après cette sympathique introduction, ce matin donc, poumpoumpoum, je prépare mon matos, en 2 mn c’est bouclé, l’opérateur, www.bluewilderness.co.za, vient nous chercher, on embarque tout ca dans la voiture, on arrive sur les lieux, on charge le bateau et nous voila partis, 5 plongeurs, un free diver (snorkeler), vers l’endroit où nous espérons bien titiller du requin. Des appâts sont jetés à l’eau, on attache une bouée à un seau plein de bonnes vieilles carcasses de poissons pas encore pourris, on attend. Arrivent un, puis deux, puis trois, puis 5, puis 6 requins pointe noire (le genre de requins qu’on croise assez communément sous l’eau et qui me mettent à chaque fois en transe tellement c’est beau). Ces requins sont totalement inoffensifs, mais ils ont une vraie gueule de requin, tout fins, magnifiques… On attend encore un peu parce que ce ne sont pas ces requins que nous sommes venus voir….bon, rien ne vient, on décide d’y aller quand même. Pas grave, les requins pointe noire c’est déjà tellement chouette. On y va. Le principe, c’est de descendre entre 5 et 8 mètres, de rester autour du seau plein de bouffe, et de regarder le spectacle. Et là, au bout de 10 minutes, ce sont une vingtaine de requins pointe noire qui virevoltent dans tous les sens, au dessus, en dessous, sur les côtés.. Partout où tu regarde, y a un requin qui passe. Pis ils sont assez gros en fait, je dirai 1,50-2m au bas mot.. La visibilité, pas excellente, je dirai 6-7 mètres tout au plus, fait que tu ne vois les requins qu’au dernier moment, ce qui ajoute encore à l’intensité de ce qu’il se passe devant nous.. C’est extraordinaire.
Je suis tranquille, le spectacle est magnifique, (moi qui dans ma petite vie de plongeuse de merde, certes DM mais quand même, petite plongeuse de merde, ait vu une dizaine de requins tout au plus :o), je penche la tête à gauche et là………………… jm’en étouffe dans le détendeur… Une masse noire arrive… elle n’est donc qu’à quelques mètres… Un truc énorme… Qui arrive près de moi, me regarde, puis passe tranquillement son chemin pour aller bouffer. Je précise au passage, pour tous ceux qui pensent que le shark feeding devrait pas exister, moi la première (le risque étant que le requin associe l’homme à de la bouffe), que dans ce cas précis, il n’y a pas de vrai bon poisson qui rassasie, ils ne mettent que des carcasses, du coup les requins doivent tout de même continuer à utiliser leur instinct de chasseur. Par ailleurs, l’opérateur qui nous a emmenés « tague » les requins pour mieux les comprendre et participe à tout un tas de projets avec des scientifiques pour la préservation de l’espèce. C’est une pointure dans le milieu. Bref, il sait ce qu’il fait et le fait bien. Parenthèse refermée. Je disais donc, j’en ai encore le souffle coupé, un tiger shark arrive au beau milieu de la mêlée. Autant les requins pointes noire font figure de petits roquets énervés, autant lui, ou plutôt elle, puisqu’il s’agit d’une femelle, c’est puissance, domination. Moi, je suis toute petite à côté. Elle doit faire pas loin de 4 mètres de long (sans compter la queue). Sur le bateau, Mark, le fameux opérateur, un vrai passionné, m’a prévenu que mes palmes jaunes vont surement attiser leur curiosité et ptete meme bien qu’ils vont venir tout près pour vérifier ce que c’est que ces deux trucs jaunes qui pourraient ptete bien, avec un peu de bol, être des trucs bon à manger…. Mark me prévient également que ces requins n’ont pas de « reverse » c'est-à-dire de marche arrière. En gros, le requin vient voir ce que tu es, toi, petite chose insignifiante (un peu comme nous qui devons toucher pour appréhender un truc qu’on connaît pas). Alors avant qu’il ne me touche, je dois le toucher, pour qu’il se dise « ouhla mais c’est vivant ce machin ! » Sinon ben le requin vient toucher avec sa tête (bah oui il a pas de bras non plus hein. Arrive ce qui devait arriver, la requine arrive vers moi, bien près (appelons là Squalett) et faut que je l’aide à m’éviter (la pauvre, pas de marche arrière, tu penses..), et pour ca, je dois pousser sa tête vers le bas. Pour preuve, la photo à 150 000 dollars ci dessous… Merci Andy pour cette photo qui fait que tout le monde doit me croire !!! c’est assez bizarre au toucher on dirait du papier de verre.
Mais bref, après ce court moment d’intense complicité entre Squalett et moi-même, le spectacle continue. Encore quelques minutes, et un autre requin tigre arrive. Un peu plus petit celui là. Ce sont des animaux absolument magnifiques, de vrais bons gros requins zébrés (d’où leur nom). Nous voila au milieu de 2 requins tigres, et maintenant plus d’une quarantaine de requins pointe noires. Impossible à compter, mais y en a partout, ca se cogne tellement y en a… Et voila ti pas que le 3eme larron arrive… Encore plus massif celui là… Ca doit faire pas loin de 50 minutes que je suis sous l’eau, il me reste encore 100 bars dans la bouteille (à 5 mètres de profondeur, on consomme rien)… Et ca continue… je suis étrangement calme, on a envie de les toucher, ils sont calmes eux aussi, ils viennent prendre l’apéro en fait. Après 100 minutes (il me restait 20 bars après 95 minutes, et je me suis dit dans mon for intérieur de moi-même, que ce serait bien pour la petite histoire, de dire que j’ai plongé 100 minutes, pas une de plus, pas une de moins), avec des requins tigre. 100 minutes, et je suis convaincue ! un peu facile mais bon, faut la tenter. :o)
La conclusion de tout ca, comme on peut le voir sur la photo où on a l’impression que je caresse l’énorme bestiau, c’est que ces animaux, loin d’être les terreurs qu’on prétend, ne sont finalement que des créatures curieuses. Alors bon j’irai pas jusqu’à leur caresser le menton, mais aucun signe d’agressivité, aucun, de la curiosité dans le regard (oui car Squalett et moi, on s’est regardé dans le blanc des yeux). Bref, on ne sait pas grand-chose des requins, mais s’il y a bien une chose qui est vraie, c’est que les requins sont en voie d’extinction, qu’ils sont indispensables à leur écosystème, que ce ne sont pas les monstres que l’on croit, qu’ils sont pourvus d’une intelligence incroyable (surtout les grands blancs), et surtout que ce sont des animaux comme toi et moi. Moi j’aime bien la bouffe, j’aime bien qu’on me foute la paix, et oui, j’écrase les moustiques. Tout comme eux. (mais quand même, j’ai eu les chocottes :o)

The proof by 9


Qui domine à votre avis ?
Ben c'est pas moi, là je fais pipi dans la combi.

vendredi 11 janvier 2008

Tofo Scuba...




Voila mes deux chouchous, et voila toute l'équipe !!

mercredi 9 janvier 2008

Petit Bilan de ces 4 derniers mois

Et oui, les meilleures choses ont une fin… passés des débuts plutôt difficiles, se mettre dans le bain, comprendre au moins un mot sur deux, passée la fatigue du métier (mais pourquoi certains croient avoir besoin de 8 putains de kilos sur leur ceinture de plomb ? et pourquoi faut il qu’on porte les bouteilles deux par deux ? hein ? ) bon bref, je me suis fait des nouveaux muscles, des nouveaux copains et de mémorables souvenirs.. au début dans une pension tenue par d’affreux afrikaners tout le temps bourrés comme des coings, j’ai fini par trouver une petite maison avec deux chambres. Un lit double et deux lits simples. Nous avons fini par y dormir à 7. Je sais pas trop comment, mais ca a tenu. Y avait Servane et Joe pendant 10 jours, Gareth qui s’est fait virer de la maison où il était avec d’autres DMT pour la période de Noel (Tofo à Noel c’est un peu les galeries lafayette à la même période – on y fait plein d’argent). Y avait aussi Ty, instructeur à Tofo Scuba, un gentil sudaf de 20 ans, tout mignon tout innocent, pas très intéressant mais gentil, sa copine et un pote. Ces deux là devaient faire une surprise à Ty et rester une semaine. C’est sympa ! sauf qu’en fait ils avaient prévu de rester deux mois. Cool. Sauf que moi j’aime pas les parasites. Encore, s’ils faisaient le ménage ! mais non ! même pas ! quand même, se retrouver à Tofo, meme pas essayer la plongée, ne pas sortir de la maison de la journée, attendre que Ty rentre le soir tout fatigué… passer ses journées sur leur ordi… le pied quoi ! bref, à part ca, on a fait plein de diners, avec Gareth et Rory aux cuisines, en invitant tout notre petit monde alternativement. Chouette période. En même temps, je plongeais tous les jours (ben oui, y a un moment, j’étais la plus avancée des DMT donc c’est moi qui faisais toutes les plongées, 3 par jours c’est arrivé.. dur… :o))
Et pis je devais aussi avancer sur les exams : Physics, Pysiology, equipment, Skills and environnement, pis Divemaster application (en gros ce que je peux et ne peux pas faire en tant que DM). Avec ca, t’as de la nage (800 m avec palmes et tubas, 400 m nage libre, 100 m en remorquant un diver fatigué). Ca a l’air de rien comme ca mas évidemment c’est limité dans le temps. J’ai fait 8 minutes au 400m, les filles m’ont regardée comme deux ronds de flan (pas facile à placer ça :o) quand je suis revenue. Ben jsais pas moa pas notion des temps. Bref, pas si mal mais pffffiou pas facile.. j’ai commencé bravement au crawl hein pis au bout de 70 mètres, j’ai honteusement fini à la brasse coulée (honteusement parce qu’il y avait le bateau avec plein de clients qui me regardaient –cte pressssssionnnnn). Donc un peu l’air con mais m’en fous, c’est fait. Après ca, t’as les 20 skills. C’est les trucs que tu dois savoir faire quand tu passes l’open water (genre : enlever et nettoyer ton masque, retrouver ton régulateur s’il s’est échappé de ta bouche (le con), faire un fin pivot (impossible à expliquer là, en gros, le truc pour comprendre le principe de flotabilité), ou bien alors, pire, le hovering (faire le buddha en somme). Bref, tous ces trucs là, il a fallu que j’aprenne non pas à les faire (parce que bon, enlever mon masque sous l’eau, je l’ai fait des tonnes de fois –faut bien se moucher des fois). Non, là, faut être capable de l’enseigner à des étudiants open water, donc en gros, montrer de manière plus qu’excessive, tous les mouvements. T’as l’impression d’être une mongole à faire des gestes exagérés…
Bref, à part ca, fallait aussi que je leade des dives.. Ben oui, je suis là pour ca quand même. Et vla ti pas qu’il y a un briefing à faire aussi. Moi qui suis SUPER à l’aise en anglais. Avec TOUT le divecenter qui me met la pression « ah làlà tu vas faire ton premier briefing today ! trop drôle !!) tu parles, j’en ai encore le cœur qui bat. Bien évidemment ce fut assez catastrophique (parce que bon là bas les briefings ca rigole pas). Mais bon, au final, la plongée fut bonne, les plongeurs contents, tout le monde était vivant, c’est l’essentiel. J’en ai refais d’autres après. Juste un petit problème d’oreille à la descente (juste un peu chiant si les clients arrivent avant moi tout de même)…. Mais bon, on m’a fait plein de compliments à la fin, me disant par exemple que j’étais une vraie professionnelle PADI. Chaud au cœur, surtout venant de la part de celui qui m’a fait ce commentaire. Mon idole en plongée, Richi. Et surtout après des débuts plutôt cahotiques. Bref, du pur kiff.
Tout ca ponctué de full moon parties, d’histoires entre les gens (c’est pratique de pas tout comprendre, au moins t’entends pas les commentaires désobligeants de certains à propos de certains). On m’a souvent pris pour venant d’une autre planète. Ben moi ca me va très bien dans ces cas là ! j’ai vécu de belles choses, j’ai compris plein de choses sur le métier, sur la plongée, sur la vie marine mais j’ai encore tellement de choses à découvrir !!! j’ai encore le sentiment d’être une étudiante mais ca aussi, ca me va bien. Rien de pire que les gens blasés qui croient tout savoir. Les français en particulier, pffff, des vrais relous ceux là avec leur « mais comment ca je peux pas faire de plongée avec décompression ? font vraiment chier Padi ». En un sens ils ont raison, sauf que ben flute, ils sont dans un centre de plongée Padi donc tu discutes pas, c’est comme ca. Pis c’est les premiers pour essayer d’avoir des prix. Au début c’est sympa de parler français pis après j’avais même plus envie d’aller leur parler, me foutaient la honte. Bref. Quoi d’autres ? Ben je me suis fait des amis, Gareth et Rory, deux DMT sudaf, je pense aller les voir à Cape Town, vraiment vraiment cool ces deux là. Pis les DMT qui sont partis y a longtemps, Simen et Jonas, deux norvégiens, et Sam, un anglais. Zavez remarqué ? que des mecs ! ben oui, les femmes DMT y en a pas si souvent, et c’est marrant, mais y a AUCUN traitement de faveur quand il s’agit de porter les bouteilles et les ceintures de plombs. Est arrivée Fiona aussi, une anglaise adorable, qui vit depuis longtemps à Tofo mais qui a depuis peu décidé de faire son DMT. Vraiment très très cool elle aussi. Pis bien sur Joan, mon instructrice, un œil imparable pour repérer tes erreurs sous l’eau (mais comment fait elle ?) et qui a toujours un commentaire à faire (voila pourquoi j’ai progressé). J’ai passé deux mois sur les 4 à regarder les gens, les compter sous l’eau, voir si quelqu’un avait besoin de poids en plus, à remonter ceux qui n’avaient plus d’air, à les faire descendre quand ils ont mal aux oreilles, bref, à sweeper (littéralement faire le balai). Du coup, quand il a fallu leader les dives, ben j’étais bien incapable de reconnaître le reef, tellement j’étais focus sur les plongeurs et pas sur les sites…. T’as l’air un peu con de pas connaître le chemin quand t’es censé guider une plongée. Mais bon, on s’en est sorti, tout va bien !
Et le final, après toutes ces épreuves, le grand test final : le SNORKEL TEST.
Le principe : T’as un masque pour pas respirer, et t’as un tuba dans la bouche. Au bout du tuba, une bouteille renversée et coupée en deux (pour y mettre un truc à boire bien sur). Il faut donc prendre une grande respiration parce que c’est pas un verre qu’on verse dans le tuba, ni deux, mais une demi bouteille. Doit y avoir pas loin d’une pinte. Et le tout, d’un seul trait, sur une seule inspiration…. Pis t’as tout le monde devant toi, ca crie « allez jujuuuuuu » (ca c’est les chattes), ca applaudit au rythme des gorgées… Cte pressionnnnnnnn… et plus ca va, plus t’entends « elle va le faire ! elle va le faire !!! bordel elle va le faireeeee !!!! putain elle l’a faiiiiiiiiiiitttttt ». Parce que j’en ai vu des snorkel test, en général ca finit sur les fringues.
J’en entends déjà certains qui vont dire que j’ai une bonne descente donc ca devait pas être trop dur, mais là non, il s’agit pas de dose d’alcool, mais de quantité en une seule fois ! faudrait dans ce cas là dire que j’ai une grande capacité inspiratoire. Ce serait mieux. :o). on en sait pas non plus ce qu’il y a dans le mélange, on ne le saura jamais, à moins d’en organiser un soi même. Parait que c’est pas très fort, sauf que toux ceux que j’ai vu après un snorkel test ne se souviennent en général pas de leur soirée, certains ont fini tous nus dans leur lit sans se rappeler de rien. Moi il parait que j’ai parlé à mon père, m’en souviens pas, que j’ai dansé en plein milieu chez Fatima (le bar sur la plage du coin), m’en souviens pas non plus.. Pis ces cons là ils m’ont fait le snorkel test le 31 au soir, en gros au dernier moment.. faut dire que les deux semaines précédentes ont été exténuantes pour tout le monde, et pis si tu fais ton snorkel test et que tout le monde va se coucher juste après, c’est pas très drôle. Donc le 31 c’était parfait ! mais bon, j’aurai aimé en profiter un peu plus du coup !
Mais bon, ce test final a donc cloturé ces 4 mois d’intense bonheur. Je suis DIVEMASTER !!!

SNORKEL TEST


Ce qu il faut pas faire pour etre divemaster...